L'organisation des secours

 

Les consignes de sécurité

AVANT 
 
> Connaître le système spécifique d’alerte pour la "zone de proximité immédiate" : il s’agit d’une corne de brume émettant un signal intermittent pendant au moins 2 min, avec des émissions de 2 sec séparées d’interruptions de 3 sec.
  
> Connaître les points hauts sur lesquels se réfugier (collines, étages élevés des immeubles résistants), les moyens et itinéraires d’évacuation (voir le PPIPlan particulier d'intervention ).
 
 
PENDANT 
 
> Évacuer et gagner le plus rapidement possible les points hauts les plus proches cités dans le PPIPlan particulier d'intervention ou, à défaut, les étages supérieurs d’un immeuble élevé et solide.
 
> Ne pas prendre l’ascenseur.
 
> Ne pas revenir sur ses pas.
 
 
APRÈS 
 
> Aérer et désinfecter les pièces.
 
> Ne rétablir l’électricité que sur une installation sèche.
 
> Chauffer dès que possible.  

L’alerte et l’organisation des secours au niveau départemental

Image d'illustration "Alerte"

Chaque grand barrage (plus de 20 m de hauteur et capacité supérieure à 15 millions de m3) fait l’objet d’un plan particulier d’intervention (PPIPlan particulier d'intervention ), plan d’urgence spécifique, qui précise les mesures destinées à donner l’alerte aux autorités et aux populations, l’organisation des secours et la mise en place de plans d’évacuation.
 
Ce plan s’appuie sur la carte du risque et sur des dispositifs techniques de surveillance et d’alerte. 
 
Il découpe la zone située en aval d’un barrage en trois zones suivant l’intensité de l’aléa.

 
La zone de proximité immédiate peut être submergée dans un délai ne permettant qu’une alerte directe ; la population doit l’évacuer dès l’alerte donnée.

Dans la zone d’inondation spécifique, la submersion est plus importante que celle de la plus grande crue connue.

Dans la troisième zone (zone d’inondation), la submersion est généralement moins importante.
       
 
Pour les barrages dotés d’un PPIPlan particulier d'intervention , celui-ci prévoit plusieurs niveaux d’alerte en fonction de l’évolution de l’événement :
 
- Le premier degré est l’état de vigilance renforcée pendant lequel l’exploitant doit exercer une surveillance permanente de l’ouvrage et rester en liaison avec les autorités.
 
- Le niveau supérieur, niveau d’alerte n°1, est atteint si des préoccupations sérieuses subsistent (cote maximale atteinte, faits anormaux compromettants, etc).

L’exploitant alerte alors les autorités désignées par le plan et les tient informées de l’évolution de la situation, afin que celles-ci soient en mesure d’organiser si nécessaire le déclenchement du plan (déclenchement effectué par le préfet).
 
- Lorsque le danger devient imminent, on passe au niveau d’alerte n°2. 
L’évacuation est immédiate.

En plus de l’alerte aux autorités, l’exploitant alerte directement (sirènes pneumatiques du type corne de brume) les populations situées dans la « zone de proximité immédiate » et prend lui-même les mesures de sauvegarde, sous le contrôle de l’autorité de police.
 
- Enfin, pour marquer la fin de l’alerte, un signal sonore continu de trente secondes est émis.
 
 
Pour les populations éloignées des ouvrages, et si la commune est dans la zone du PPIPlan particulier d'intervention , il est de la responsabilité du maire de répercuter l’alerte auprès de ses administrés.
     
Les plans généraux d’organisation des secours (plan ORSEC, plan rouge) seront, par ailleurs, déclenchés par le préfet en cas d’une rupture de barrage.
     
 
Au niveau communal, c’est le maire, détenteur des pouvoirs de police, qui a la charge d’assurer la sécurité de la population dans les conditions fixées par le code général des collectivités territoriales.