Bilan sécurité routière Pyrénées-Orientales en 2018

 
 
Bilan sécurité routière Pyrénées-Orientales en 2018

Monsieur le préfet des Pyrénées-Orientales salue une année 2018 marquée par une diminution du nombre de tués dans le département, mais invite à garder à l’esprit que l’accidentalité reste toujours forte.

Aussi, les enjeux majeurs des Pyrénées-Orientales que sont l’alcool, la vitesse (parfois trop élevée au regard des situations sans qu’elle ne le soit vis-à-vis de la réglementation) et les usagers vulnérables (piétons, cyclistes, 2 roues motorisées) restent plus que jamais d’actualité afin d’envisager de pérenniser une baisse de la sinistralité pour le département.

Une année encourageante.

L’année 2018 se présente comme une année remarquable en termes d’accidentalité routière dans les Pyrénées-Orientales.

En effet, celle-ci comporte le plus faible nombre de tués enregistré ces dix dernières années. Il a été comptabilisé 18 tués l’an dernier, mais 20 vies ont été épargnées en comparaison de l’année 2017.

Ce résultat ne doit pas occulter l’augmentation de 22 % du nombre d’accident sur nos routes par ailleurs plus marquée pour les usagers de véhicules légers (VL + 24%) que pour ceux de deux roues motorisés (2RM + 16 %).

Même si l’augmentation du delta entre le nombre de tués et le nombre d’accident augmente, et fait mathématiquement baisser la gravité des sinistres routiers, il faut tout de même se réjouir d’une baisse marquée de la gravité pour les usagers impliqués dans des accidents de VL, avec 9 tués et 29 % de blessés hospitalisés (BH) en moins, de même que chez les usagers de 2RM pour lesquels 4 vies ont étés épargnées comparativement à l’année précédente.

Le comparatif entre 2017 et 2018 se trouve résumé dans le tableau suivant :

La gravité plus importante dans les accidents sans tiers : la perte de contrôle.

L’accidentalité, sans tiers ni piéton, ne représente que 15 % des accidents. Pourtant, 38 % des victimes ont perdu la vie dans un sinistre sans tiers, majoritairement du fait d’une perte de contrôle de leur véhicule.

L’alcool et les stupéfiants restent créateurs majeurs d’insécurité routière.

Comme l’an passé, l’alcool et les stupéfiants restent la principale cause de mortalité sur les routes du département. Les résultats ne sont à ce jour pas encore tous enregistrés, mais l’implication de ces facteurs est forte dans les accidents mortels, qui rassemble près de la moitié des tués (8 sur 18) parmi les 10 causes majeures.

Les pertes de contrôle talonnent ce premier facteur. Avec 5 tués comptabilisés, cette cause a la particularité de relever une vitesse souvent inadaptée aux circonstances sans qu’elle soit forcément prohibée.

Seniors : des victimes pas toujours responsables.

En termes de lien entre la responsabilité et l’âge des victimes, il est à noter que même si les plus de 66 ans payent encore un lourd tribut (5 décès sur les routes en 2018), ils n’en portent la responsabilité que dans moins de la moitié des cas, là où dans les autres classes d’ages nous observons un certain équilibre entre victimes et présumés responsable.

Une forte présomption de responsabilité chez les 36-46 ans est à relever, pour qui un unique décès est à déplorer, mais dont la responsabilité serait engagée à 5 reprises.

Le soir et dimanche toujours sensibles.

Bien que la majeure partie des accidents aient lieu en semaine et aux horaires professionnels, l’on dénombre toujours une augmentation du nombre de tués en soirée (un tiers ont perdu la vie entre 20h et 23h) et le week-end (plus particulièrement le dimanche où 7 usagers sont décédés en 2018)

Deux tiers des tués hors agglomération.

L’année 2018 reste sur le schéma d’une accidentalité plus importante en agglomération (68%) mais plus grave hors agglomération (deux tiers des tués).

Le réseau de routes départementales déplore le plus grand nombre de victimes (accidentés, blessés et tués), près d’un tiers des sinistres y ont lieu, et on y dénombre 75 % des tués. Ceci peut s’expliquer par le maillage de ce réseau dans le département, concentrant la majeure partie du trafic tant pendulaire que professionnel et touristique.